From the Blog

The wind collector

by JULIE LASKY, The New York Times, May 15, 2013

Merel Karhof in the Netherlands, where she has set up a temporary factory using wind to make furniture Photo: Herman Wouters for The New York Times Source: www.nytimes.com

Merel Karhof in the Netherlands, where she has set up a temporary factory using wind to make furniture
Photo: Herman Wouters for The New York Times
Source: www.nytimes.com

This week, Merel Karhof, a 34-year-old Dutch designer who lives in London, set up a small, temporary factory in the Netherlands to make furniture with wind. For the project, called Windworks, she collaborated with the owners of two neighboring windmills in Zaanse Schans, in the province of North Holland: one, a sawmill that cut the wood used in her collection of chairs, stools and benches; the other, a paint mill that ground the minerals with which she dyed wool upholstery fabric produced through her own wind-powered knitting machine. Speaking by phone from the Netherlands, Ms. Karhof, who studied at the Design Academy Eindhoven in the Netherlands and at the Royal College of Art in London, discussed the evolution of her interest in the invisible forces of nature.

Q. You’ve been at this for a while. 

A. At the Royal College of Art, I did a big research about wind. I started making these little jewelry pieces — brooches — quite simply from plastic. And I made them as a test to see how the wind was behaving around the body of a human. I made a performance where I covered myself with little windmills and I walked around the city to see where the wind was and how the wind behaves when you’re on a rooftop or when you’re opening a door. […]

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La Grande Table: Intégrer la nature en ville

par CAROLINE BROUÉ, franceculture.fr, 5 mai 2013

Avec : Magali REGHEZZA, Alain BUBLEX et François SIMON

Magali Reghezza: « Historiquement, nos villes occidentales sont pensées sur le modèle de l’arrachement à la nature. Cet arrachement est double : c’est celui de la campagne environnante, […] mais c’est aussi l’arrachement à notre propre nature puisque la ville nous civilise. L’homme s’arrache à la nature. Mais il y a un renversement de représentation qui se fait au XIXème et surtout XXème : l’idée que la ville est contre-nature, pas dans son arrachement, mais parce qu’elle attaque, menace la nature. […] En réalité, le naturel est d’abord un hybride de naturel et de culture. […] Aujourd’hui, on assiste à un désir de retour à la nature dans cette ville, qui passe par des projets architecturaux et le jardin urbain partagé, ou le fait de manger bio […] Ce désir d’un retour à la nature nous interroge sur notre rapport à la nature de façon très large. Derrière ces discours, quelles sont les idéologies dominantes ? […] Qu’est-ce que signifie ce besoin de nature ? »

Alain Bublex: « Cela semble témoigner de la généralisation du fait urbain. La ville est effectivement coupée de la nature, mais aussi la ville renvoie l’idée d’une totalité : l’idée du monde circonscrite dans un périmètre déterminé. La ville réimporte la nature en son sein pour contenir encore plus le monde dans sa totalité. Les urbains auraient l’idée non seulement d’habiter en ville, mais aussi d’y ajouter la nature comme acmé. »

François Simon: « L’assiette a la même périphérie que la ville. Elle est le reflet de tout ce qui se passe dans l’urbanisme et le rapport à la nature. Jamais la ville n’a été aussi proche paradoxalement de la nature, comme s’il y avait une sorte de rédemption. […] On avance vers une réconciliation avec la nature, mais j’ai du mal à comprendre que ces discours soient véritablement sincères. »

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Milwaukee: Comment reconvertir son usine en ferme écologique ?

par SOPHIE CHAPELLE, bastamag.net, 9 septembre 2010

Que faire des friches industrielles laissées en désuétude ? Aux États-Unis, plusieurs usines abandonnées sont reconverties en ferme d’agriculture urbaine. Objectif : produire des aliments sains à proximité des villes et de manière quasi auto-suffisante, tout en créant des emplois. Reportage à Milwaukee dans une ferme en aquaculture.

Consommer du poisson provenant du lac Michigan comporte un « risque élevé ». En cause : le haut niveau de pollution des grands lacs nord-américains, hérité de l’activité industrielle. Les perches ont même disparu de l’écosystème du lac. Pourtant, certains restaurants de Milwaukee (Wisconsin) sont désormais en mesure d’en proposer des fraîches issues d’une ancienne usine… reconvertie en ferme.

À proximité de l’immense lac Michigan, une ferme urbaine s’est lancée en 2009 dans l’élevage de poissons et de légumes en aquaculture. Le lieu est improbable – une ancienne usine rachetée à un fabricant d’équipementier minier au sud du centre-ville – mais le potentiel de production est considérable. Entre ces quatre murs de béton, James Godsil est un homme heureux. « Nous avons reproduit une véritable zone humide », se félicite l’un des fondateurs de Sweet Water Organics, qui signifie « Eaux douces biologiques ».

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A Montréal, les jardins autonomes squattent les toits

par SOPHIE CHAPELLE, bastamag.net, 29 juin 2010

À Montréal, les habitants investissent les toits bétonnés pour construire des serres, faire pousser des plantes potagères, tropicales ou médicinales. Une effervescence qui permet de développer des projets sociaux, éducatifs ou scientifiques, et de se réapproprier l’espace urbain. Petite visite guidée dans ce nouveau monde vert.

Douzième étage. Une affiche indique la direction du « projet Greenhouse ». Une volée de marches à gravir et l’on débouche sur un petit paradis vert au milieu de la ville, une serre posée sur les toits de l’université de Concordia à Montréal. Arlène y jardine. Passionnée par ce projet, elle nous promène le long du jardin suspendu, divisé en plusieurs carrés. L’un est réservé aux plantes tropicales, un autre aux plantes aquatiques et à l’écologie forestière. L’espace dans lequel Arlène s’est beaucoup investie ces dernières semaines est quasiment vide. Et pour cause : « Nous avons produit ici 15.000 plants de semis, qui ont été distribués dans plus d’une trentaine de jardins, explique t-elle. Des jardins cultivés par des familles, des personnes âgées, des étudiants, qui durant tout l’été vont en récolter les fruits. »

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Détroit: l’agriculture urbaine, antidote à la désindustrialisation ?

par SOPHIE CHAPELLE, alter-echos.org, 15 mai 2013

Après Montréal (Québec), Rosario (Argentine), Rio de Janeiro (Brésil), Milwaukee et Denver (Etats-Unis), Alter-Echos (www.alter-echos.org) poursuit son tour d’horizon des expériences d’agriculture urbaine avec Détroit, symbole international de l’industrie automobile américaine. Mais aussi « symbole de la post-industrialisation » d’après Grace Lee Boggs, depuis que ses habitants essaient de réinventer leur ville à partir de l’agriculture urbaine et de l’autosuffisance alimentaire.

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A farm grows in Brooklyn…on a rooftop!

by LIZA DE GUIA, food. curated., July 20, 2010

Source: food. curated.