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Les aménageurs invitent à repenser l’offre de logements

par LAURENCE FRANCQUEVILLE, lemoniteur.fr, 8 avril 2013

A l’heure où le mot d’ordre est « densité », le Syndicat national des aménageurs lotisseurs (Snal) livre des chiffres montrant un net recul des mises en chantier d’opérations aménagées. Explication : le secteur diffus, moins encadré, en profite. Le Snal invite donc à plus de souplesse pour concevoir des produits mieux adaptés au pouvoir d’achat, très contraint, des ménages. Et livre trois préconisations pour relancer la construction de logements.

La chute des mises en chantier de logements s’accentue (-16% en 2012 mais -22% sur la dernière période de trois mois connue, décembre-février). Sur les 336 276 mises en chantier recensées l’an dernier par le gouvernement, en fait seulement 277 940 correspondent à des mises en chantier de logements neufs, rappelle le Snal. Le reste concerne des logements en résidence (20 971 unités et 37 365 des constructions sur existant).

Les ventes de lots à bâtir ont reculé de 11% l’an dernier, selon les chiffres des observatoires locaux du Snal représentant 44% de l’activité nationale. Depuis six ans que cet observatoire existe, les mises en chantier de maisons individuelles en zones aménagées (ZAC, lotissements, permis d’aménager) ont baissé de près de moitié. En 2006, l’individuel aménagé représentait en effet 37,5% des mises en chantier de maisons individuelles (63 663 unités contre 105 931 en individuel diffus) contre 30% aujourd’hui (32 992 unités contre 76 341 en diffus).

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Logements collectifs à énergie positive à Lyon Confluence

par STÉPHANE MIGET, lemoniteur.fr, 6 mars 2013

Résidence Amplia Photo: Paul Raftery Source: www.lemoniteur.fr

Résidence Amplia
Photo: Paul Raftery
Source: www.lemoniteur.fr

Forte inertie assurée par le béton et la terre crue, conception bioclimatique, loggias tampons, isolation thermique par l’extérieure, surtoiture photovoltaïque… Autant d’éléments qui font de la résidence Amplia, le premier bâtiment de logements à énergie positive de Lyon Confluence.

Signée des architectes Florence Lipsky et Pascal Rollet la résidence Amplia est le premier bâtiment de logements à énergie positive de la Confluence. Un projet qui s’inscrit, dès l’origine, dans une approche environnementale innovante, conception et réalisation.

Compacte, l’enveloppe thermique isolée de l’extérieur offre, selon ses concepteurs, une isolation maximale où les loggias jouent un rôle essentiel en servant « d’intermédiaire thermique modulable ». Orientées au sud ou à l’ouest selon l’appartement, elles se transforment au gré des saisons, en extensions naturelles des pièces. Des panneaux coulissants permettent de profiter de cet espace en été comme en hiver : en été, ils sont ouverts et repliés sur les côtés, tandis que les lames de verre sont verrouillées dans leur cadre respectif en position ouverte. En hiver, a contrario, ces mêmes panneaux sont fermés, les lames de verre en position basse (verticale) afin de créer une paroi protectrice contre le vent et capter la chaleur du soleil. La loggia fonctionne alors comme un jardin d’hiver. Aux intersaisons, les panneaux gardent la position fermée, mais les lames sont ouvertes favorisant ainsi la ventilation naturelle.

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A Nantes, des logements sociaux à énergie positive font rimer durable et désirable

par JEAN-PHILIPPE DEFAWE, lemoniteur.fr, 3 mars 2013

Récompensé par le prix d’architecture Bas Carbone d’EDF, Le Grand Carcouët est l’un des premiers programmes de logements sociaux à énergie positive de l’Ouest. Le chantier, qui se termine en septembre, est une des étapes phare de «Nantes, capitale verte de l’Europe».

Cette opération de 30 logements pour l’office HLM Nantes Habitat est remarquable à plus d’un titre. D’abord l’emplacement : en bordure du Val de la Chézine, une des coulées verte de la ville, dans un tissu pavillonnaire entre deux quartiers d’habitat social en pleine requalification. Les architectes du cabinet In Situ Architecture et Environnement ont d’ailleurs su jouer habilement avec le paysage. « Les itinéraires vers les logements créent un rapport quotidien et varié au paysage. Il peut s’agir de cadrages, de suspensions, de vues : on passe sous les arbres, on les longe… » explique François Lannou, architecte associé. De fait, le programme est composé de deux bâtiments reliés entre eux par un système de galeries emballées et de coursives qui offre des modes d’accès variés… et limite le volume chauffé aux seules surfaces habitées.

Car si les architectes ont particulièrement travaillé le confort d’usage (logements traversants, volumes, surface optimisés…), ce programme est remarquable d’un point de vue énergétique. Des résultats dus à sa structure béton, pour l’inertie, habillée de murs à ossature bois isolés. A cette enveloppe étanche s’ajoutent une moquette solaire Héliopac couplée à un système de récupération de chaleur sur eaux grises (Powerpipe) qui permettra aux deux bâtiments de dépasser de 20% les exigences du niveau BBC Effinergie. Enfin, l’ajout de panneaux photovoltaïques en toiture fera passer ce programme à énergie positive.

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Pop-up hotels: Rooms with a fleeting view

by STEPHANIE ROSENBLOOM, The New York Times, March 19, 2013

A room for London Photo: Charles Hosea Source: www.aroomforlondon.co.uk

A room for London
Photo: Charles Hosea
Source: www.aroomforlondon.co.uk

POP-UP STORES. Pop-up restaurants. Pop-up lounges. Shouldn’t this fascination with pop-ups — which are by definition ephemeral — have disappeared already?

Hotels offer compelling reasons for the trend to endure. Unlike temporary stores and lounges designed to hawk clothes and cocktails, temporary hotels allow travelers to sleep in unique spaces (boats, tricked-out shipping containers) and forbidden places (public parks, racetracks). The hotels also enable festivalgoers around the world to upgrade from sleeping bags and tents to rooms with beds, rain showers and iPod docking stations. (…)

A Room for London

This one-bedroom hotel (talk about exclusive) is actually a boat balanced atop the roof of Southbank Center, the London art complex onthe bank of the Thames. Inspired by the boat that the author Joseph Conrad navigated up the River Congo in the 19th century before writing “Heart of Darkness,” it has decks that offer views of London icons like Big Ben and St. Paul’s Cathedral.

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A room for London website

Living Architecture webiste

Living small Is the best revenge

by ROBIN FINN, The New York Times, February 28, 2013

Looking West Source: nArchitecte.com

Looking West
Source: nArchitecte.com

Despite less-than-rhapsodic memories of miniaturized apartment living, the married architects Mimi Hoang and Eric Bunge designed the winner of the adAPT micro-unit competition sponsored by the New York City Housing and Preservation Department and endorsed by Mayor Michael R. Bloomberg.

Their entry, “My Micro NY,” features 55 prefabricated apartments, of 360 square feet or less, stacked in a 10-story building on East 27th Street in Kips Bay. The building does not stint on amenities, providing a common terrace, a laundry room and a bike room.

The couple’s firm, nArchitects, is based in a Dumbo loft, and they live in a Carroll Gardens town house, but for the competition they drew on their cohabitation in a tenement in Lower Manhattan.

The mission was to seize an opportunity to render a tight space habitable and, if possible, aesthetically pleasing.

“At first blush we weren’t so sure about entering,” Mr. Bunge said, “because we felt people should have more space than this. But that was before we understood that the alternatives out there are far worse. There are people living together in substandard apartments all over the city who would prefer to live alone but can’t afford to. So we said, ‘Wait a minute, let’s make a humane small space where people would want to live.’”

“This is a pilot program, and it doesn’t mean micro-units are going to be sprouting everywhere,” Ms. Hoang said. “But it’s incredibly exciting to be part of a progressive new residential prototype for New York that has social implications and is intended to help solve a social problem.

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adAPT NYC Competition, winner announcement

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Des logements attrapent la lumière pour tendre vers l’énergie positive

par MILENA CHESSA et ERIC LEYSENS, lemoniteur.fr, 26 février 2013

Façade est sur rue. Photo: Luc Boegly Source: www.lemoniteur.fr

Façade est sur rue.
Photo: Luc Boegly
Source: www.lemoniteur.fr

La Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) a inauguré le 25 février une opération de 17 logements sociaux dans le 11e arrondissement. Panneaux photovoltaïques, miroirs réflecteurs et puits de lumière, les solutions techniques mises en œuvre par l’agence d’architecture Baudouin Bergeron permettent d’estampiller le bâtiment Bepos.

Livré vendredi 22 février, habité samedi 23, inauguré lundi 25. Le bâtiment situé au 7, rue Guénot à Paris (11e) était très attendu. D’autant qu’il avait attiré l’attention dès sa conception en 2009, en s’annonçant comme le premier immeuble de logement social à énergie positive de la capitale (voir notre article). L’objectif affiché par le maître d’ouvrage, la RIVP, était de « démontrer la faisabilité technique et économique d’un [tel] bâtiment dans le tissu urbain parisien ». « Cette demande inhabituelle nous a poussé dans nos retranchements, explique l’architecte Hélène Bergeron, associée à Laurence Baudouin. Nous avons travaillé avec le bureau d’étude thermique Pouget Consultants dès les esquisses pour que l’immeuble consomme peu et évite les systèmes trop technologiques, trop compliqués, nécessitant trop d’entretien. Ici, pas de ventilation double-flux, les habitants sont libres d’ouvrir la fenêtre s’ils ont chaud et de la refermer s’ils ont froid. »

Produire sur le toit autant que l’énergie consommée dessous

Le maître d’ouvrage et le maître d’œuvre parlent de bâtiment à énergie positive car, dans les simulations, les 33 kWh d’énergie primaire/m².an produits par les 127 m² de panneaux photovoltaïques installés en toiture dépassent la consommation des cinq postes pris en compte par la réglementation thermique – chauffage, ECS, éclairage, ventilation et auxiliaires – qui s’élève à 32 kWhep/m².an. « Il était nécessaire de produire sur le toit autant que l’énergie consommée sous le toit », rappellent les architectes.

Mais ce bâtiment peut-il prétendre au label Bepos qui impose que les consommations électrodomestiques (téléviseurs, ordinateurs,…) figurent dans le bilan énergétique ? Pour cet immeuble situé en centre urbain dense et s’élevant sur six niveaux, l’exigence imposée par le nouveau label est que la consommation non renouvelable – électrodomestique inclus – ne dépasse pas de plus 70 kWhep/m².an la production électrique photovoltaïque (pour comprendre le détail du calcul, voir notre article). Le bilan énergétique du bâtiment coïncidant bien avec cet écart à l’énergie positive, il pourra être estampillé Bepos.

Les occupants devront normalement assumer des charges de chauffage (air et eau) trois fois inférieures à celles qu’ils auraient dû payer dans un bâtiment RT 2005. Pierre Aidenbaum, président de la Régie immobilière de la Ville de Paris, espère que cet immeuble de 17 logements sociaux aujourd’hui réalisé devienne une « référence » et un « exemple pour le secteur privé ».

FOCUS
Fiche technique

Maîtrise d’ouvrage : Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP).

Maîtrise d’œuvre : Baudouin Bergeron architectes, architectes. Pouget Consultants, BET thermique ; LGX Ingénierie, BET TCE et économie.

Entreprise générale : Francilia.

Entreprises sous-traitantes : Snipca (plomberie et chauffage), CTP (peinture), Vibig (cloisons doublages), Batei (étanchéité), Da Silva frères (isolation thermique extérieure), Vertikal (volets et stores), RMJ (installation de production photovoltaïque), Samson (serrurerie), Batex (bardages métalliques), Ducloux (murs à ossature bois et charpente), Coralec (électricité, hors photovoltaïque), Oleolift (appareils élévateurs).

Surfaces : 1453 m2 Shon, 1765 m2 Shob, 1033 m2 Shab.

Coût des travaux : 3,1 millions d’euros HT.

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