par HUBERT D’ERCEVILLE, lemoniteur.fr, 3 septembre 2013

Maison Cabanne Vaux-sur-Seine
Photo: HdE
Source: www.lemoniteur.fr
Si la maison d’architecte, conçue il y a 50 ans, ne présente aucun désordre, ni fissuration, son extension en ossature bois a connu une mise en œuvre problématique, dont les premières malfaçons commencent à apparaître.
Programme – une construction cohérente architecturalement
Cette belle maison, dessinée par Alain-Michel Cabanne, s’inspire de la modernité des années soixante, aux États-Unis. En 1964, c’était une de ses premières commandes. Il l’a réalisée dans un esprit très américain, avec de larges baies vitrées, de grosses dalles noires au sol, un escalier extérieur. Structurellement, elle est construite sur pilotis en raison du caractère inondable du terrain situé sur l’île de Vaux, en bord de Seine (78).
Le bâti repose sur une trame de sept poteaux en béton armé, réalisés par coffrage. Avec une bizarrerie : la trame est régulière, sauf à l’ouest, où pour des raisons d’architecture intérieure, il manque un poteau. Dans ce coin, les façades et la toiture sont donc en porte-à-faux. Au rez-de-jardin, l’assemblage est contreventé par plusieurs murs, dont le support de cheminée. Cet espace, conçu pour être étanche, regroupe quelques locaux de services et le bloc technique.
Tous les lieux de vie sont à l’étage. Les intérieurs sont en parement de bois. Curiosité : le plafond est recouvert à 50 cm par un plénum qui abrite un réseau de chauffage par air pulsé. L’ensemble reste très résistant, puisque après 49 ans, la structure ne souffre d’aucune fissure, ni ruptures ou tassement.
En 2009, les propriétaires ont souhaité réaliser une extension de type penthouse, avec une chambre et une salle de bains, un dressing et une terrasse. Mais comme la réglementation en vigueur sur l’île interdit toute extension de l’emprise au sol, seule la surélévation était envisageable. La hauteur maximale autorisée de 9 mètres est suffisante, puisque la toiture d’origine ne dépasse pas les 6 mètres.


