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« Dans l’avenir, il n’y aura plus d’immeubles tertiaires sans une réflexion préalable spécifique sur la végétalisation »

propos recueillis par ADRIEN POUTHIER, LeMoniteur.fr, 9 septembre 2013

Le mur pignon végétalisé de l'immeuble Anthos Photo: Jean-Lionel Dias Source: www.lemoniteur.fr

Le mur pignon végétalisé de l’immeuble Anthos
Photo: Jean-Lionel Dias
Source: www.lemoniteur.fr

Alors que se tient à Nantes jusqu’au 13 septembre le Congrès mondial de la végétalisation du bâtiment (World Green Infrastructure Congress), LeMoniteur.fr a interrogé Stéphane Carpier, Directeur technique Développement durable et innovation de Gecina. La foncière a fait depuis quelques années de la végétalisation un élément incontournable de ses projets immobiliers.

Qui est le premier prescripteur de végétalisation sur les projets de Gecina ?

Stéphane Carpier : Gecina s’est lancée dans la végétalisation depuis quelques années déjà. Et tous les cas de figure existent.

A Boulogne-Billancourt par exemple, l’aménageur, la SAEM Val de Seine Aménagement avait expressément requis des toitures végétalisées. On a donc réalisé les premières toitures pour les immeubles Khapa (Foster+Partners, Ateliers 234) et l’Angle (Jean-Paul Viguier) (2008-2009). L’aménageur voulait pour ces bâtiments une sorte de « cinquième façade ». Sur ces toitures, nous avons opté pour une végétalisation « extensive ».

Pour l’immeuble Anthos (Naud et Poux), le végétal est entré dans la conception du bâtiment : la toiture se retourne en façade (mur pignon) et devient un mur végétalisé. La demande de l’aménageur est devenue une idée architecturale. Dans ce cas précis, Gecina a accompagné le projet, à l’époque le plus grand mur végétalisé d’Europe pour un immeuble de bureaux.

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Une nouvelle oasis verticale signée Patrick Blanc à Paris

par ALINE GILLETTE, LeMoniteur.fr,  11 septembre 2013

Le nouveau mur rue d'Aboukir : 25 mètres de haut, 7600 végétaux , 127 espèces Image: Yann Monel Source: www.lemoniteur.fr

Le nouveau mur rue d’Aboukir
Image: Yann Monel
Source: www.lemoniteur.fr

Alors que le Congrès mondial de la végétalisation du bâtiment bat son plein à Nantes, le botaniste Patrick Blanc a inauguré le 9 septembre une nouvelle création à Paris: un mur végétalisé de 250 m² soit 25 mètres de haut, à l’angle de deux petites rues du IIe arrondissement.

Inventeur du concept de mur végétalisé, qu’il a mis en œuvre au musée du quai Branly (2005) aussi bien qu’aux quatre coins de la planète, le botaniste Patrick Blanc a trouvé un nouveau terrain d’expression en un mur situé au coin de la rue d’Aboukir et des Petits-Carreaux (Paris, IIe arrondissement).

Préparé depuis mars, planté depuis février, le pignon offre désormais un visage luxuriant, avec 7600 sujets de 127 espèces différentes, qui ondulent sur 25 mètres de haut.

Végétalisation + piétonnisation : la formule gagnante

La commande est celle d’un particulier: le propriétaire de l’immeuble. Mais dans une logique d’intégration avec le réaménagement récent de la placette voisine. « Ce projet est né de la collaboration avec la mairie du IIème arrondissement, confie le discret propriétaire. Lorsque le réaménagement de la parcelle en bout de jardin et sa piétonnisation ont été actés, cela m’a donné envie de participer. Car l’intérêt est de pouvoir contempler ce mur tranquillement, et pas au milieu du flot des voitures!». Le bienfaiteur n’en dira pas plus concernant le coût de l’aménagement. Patrick Blanc l’estime pour ce type d’installation à 500-600 euros le m².

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SymBio2 dévoile ses premiers prototypes de capteurs solaires biologiques à microalgues

par KEVIN POIREAU, actuarchi.com, 23 juillet 2012

Façade verte Image: X-TU Source: www.actuarchi.com

Façade verte
Image: X-TU
Source: www.actuarchi.com

L’agence X-TU Architectes et le laboratoire GEPEA de l’Université de Nantes (UMR 6144 du CNRS) avec Algosource Technologies, R.F.R, Permasteelisa France, leurs partenaires du consortium SymBio2, dévoilent leurs premiers prototypes de capteurs solaires biologiques à microalgues.

L’agence X-TU travaille depuis 2007 sur des murs-rideaux intégrant la culture des microalgues. Ce concept né du constat de la périurbanisation, vise à profiter des surfaces de façades non-utilisées pour développer une culture de microalgues. Cette denrée alimentaire est riche en protéines, lipides (oméga-3, oméga-6), antioxydants, vitamines essentielles et pigments naturels à la fois pour l’homme que l’animal, elle pourra également à l’avenir se décliner comme un algocarburant ou matériau. C’est une réduction de 40 % du coût de production pour la filière algocole qui est possible. Dans le cas d’une façade Sud d’une grande tour, la production est évaluée à 33 tonnes de biomasse par «hectare vertical» ; pour le maître d’ouvrage, son amortissement est de sept ans sans compter l’image en termes d’engagement dans le développement durable.

Aujourd’hui, les premiers prototypes fonctionnent, ils permettent ainsi d’analyser le comportement de cette culture et de mesurer la performance de cette façade verte. Le consortium s’est associé avec un industriel afin de pouvoir le produire en série à destination de la construction neuve autant que pour la réhabilitation. Cette peau s’avère intéressante notamment dans le cas d’IGH puisque les panneaux atténuent l’effet de surchauffe. Elle peut également s’intégrer au réseau d’eau ou eaux grises du bâtiment. Olivier Scheffer, directeur de la recherche au sein du cabinet X-TU, approfondit avec nous ce concept de façade verte.

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Des façades d’algues pour réduire la consommation d’énergie primaire des bâtiments

par Innovation produits, lemoniteur.fr, 20 août 2013

Le projet Enneys est un système de micro algues producteur de biomasse et nettoyant des eaux usées Image: Ennesys Source: www.lemoniteur.fr

Le projet Enneys est un système de micro algues producteur de biomasse et nettoyant des eaux usées
Image: Ennesys
Source: www.lemoniteur.fr

Les « photobioréacteurs » d’Ennesys ont été retenus par Paris Région Lab dans le cadre du deuxième appel à projets « Efficacité énergétique des bâtiments ».

Dans un “photoréacteur”, sorte d’aquarium en plastique rempli d’un liquide de couleur verte, circule hermétiquement un mélange de déchets (eaux souillées de toilettes ou “jus de poubelle” venu des décharges) que dévorent d’infimes algues en se reproduisant à grande vitesse par photosynthèse sous l’effet de la lumière.

En recouvrant de grands bâtiments de ces “photoréacteurs”, Ennesys assure pouvoir réduire d’au moins 80% leur consommation d’énergie dite primaire (hors occupants) et de 80% leur consommation en eau. “Les algues ont à peu près la même valeur énergétique que le charbon”, précise Jean-Louis Kindler, directeur scientifique. “D’ailleurs une grande partie du pétrole qu’on découvre aujourd’hui, ce sont des algues fossilisées.”

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Retour d’expérience d’une surélévation en ossature bois

par HUBERT D’ERCEVILLE, lemoniteur.fr, 3 septembre 2013

Maison Cabanne Vaux-sur-Seine Photo: HdE Source: www.lemoniteur.com

Maison Cabanne Vaux-sur-Seine
Photo: HdE
Source: www.lemoniteur.fr

Si la maison d’architecte, conçue il y a 50 ans, ne présente aucun désordre, ni fissuration, son extension en ossature bois a connu une mise en œuvre problématique, dont les premières malfaçons commencent à apparaître.

Programme – une construction cohérente architecturalement

Cette belle maison, dessinée par Alain-Michel Cabanne, s’inspire de la modernité des années soixante, aux États-Unis. En 1964, c’était une de ses premières commandes. Il l’a réalisée dans un esprit très américain, avec de larges baies vitrées, de grosses dalles noires au sol, un escalier extérieur. Structurellement, elle est construite sur pilotis en raison du caractère inondable du terrain situé sur l’île de Vaux, en bord de Seine (78).

Le bâti repose sur une trame de sept poteaux en béton armé, réalisés par coffrage. Avec une bizarrerie : la trame est régulière, sauf à l’ouest, où pour des raisons d’architecture intérieure, il manque un poteau. Dans ce coin, les façades et la toiture sont donc en porte-à-faux. Au rez-de-jardin, l’assemblage est contreventé par plusieurs murs, dont le support de cheminée. Cet espace, conçu pour être étanche, regroupe quelques locaux de services et le bloc technique.

Tous les lieux de vie sont à l’étage. Les intérieurs sont en parement de bois. Curiosité : le plafond est recouvert à 50 cm par un plénum qui abrite un réseau de chauffage par air pulsé. L’ensemble reste très résistant, puisque après 49 ans, la structure ne souffre d’aucune fissure, ni ruptures ou tassement.

En 2009, les propriétaires ont souhaité réaliser une extension de type penthouse, avec une chambre et une salle de bains, un dressing et une terrasse. Mais comme la réglementation en vigueur sur l’île interdit toute extension de l’emprise au sol, seule la surélévation était envisageable. La hauteur maximale autorisée de 9 mètres est suffisante, puisque la toiture d’origine ne dépasse pas les 6 mètres.

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Strawscraper concept calls for a wind energy-harvesting toupee

by Jonathan Fincher, Gizmag, May 23, 2013

Image: Belatchew Arkitekter Source: www.belatchew.com

Image: Belatchew Arkitekter
Source: www.belatchew.com

Despite being the most common renewable energy technologies, solar panels and wind turbines still have their shortcomings. Particularly when it comes to the urban environment. Lack of space and concerns about noise are just two problems with integrating them into city settings in an unobtrusive way. That’s why Belatchew Arkitekter wants to try a different approach with its Strawscraper concept, which proposes transforming the Söder Torn building in Stockholm into an urban wind farm by covering it in piezoelectric fibers.

When the Söder Torn building was originally proposed, its design called for 40 stories to be built, but construction was halted in 1997 at only 25 floors. Belatchew Labs, a studio within Belatchew Arkitekter, wants to revisit the taller design, providing space for extra residences while also converting the new sections into an urban wind farm.

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