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Les grandes villes du monde: Chicago

par Maude Cournoyer-Gendron, Villes Régions Monde, février 2013

1. Introduction

Depuis les dernières années, différentes firmes privées ou organismes internationaux ont mis en place des palmarès afin de classer les villes du monde (consulter la capsule introductive pour plus de détails sur les palmarès et la méthodologie menant aux choix des villes retenues). L’objectif poursuivi dans cette série de capsules est d’explorer les réalités historiques, géographiques, économiques, sociales et urbaines de différentes grandes villes du monde qui se retrouvent dans les grands palmarès de ville. La notion de ville mondiale sous-entend à la fois une grande relation avec les autres villes du globe, avec un rôle de point de relai dans l’économie mondiale, mais aussi une importance sur différents plans soit économique, culturel ou politique (Braudel 1979; Friedmann 1986; Dolfus 1996; Sassen 2001).

Cet intérêt pour les villes mondiales dépasse la sphère académique. Depuis les dernières années, plusieurs grandes firmes font à leur tour un exercice de hiérarchisation des villes du monde en publiant différents palmarès. Dans le cadre de ces capsules, la ville de Chicago a été sélectionnée puisque, bien qu’elle ne soit pas une des plus grandes villes en termes de population, elle a une place dans différents palmarès, en plus d’être la troisième ville en importance aux États-Unis, avec Los Angeles et New York.

Pour faire état de cette grande ville du monde, Chicago est d’abord parmi les autres villes mondiales à l’aide des six palmarès retenus pour cette série de capsules. Un survol des données factuelles de la ville est ensuite fait, combiné à une description sommaire de son histoire, de sa géographie, et de son économie. Les principaux enjeux urbains qui prennent forme dans la ville sont par la suite identifiés, et finalement une revue de la littérature récente, portant spécifiquement sur la ville ou la région, est faite. Cette capsule, comme l’ensemble de celles qui font partie de cette série, veut être un document introductif, dressant des pistes de recherche pour qui voudra entreprendre une étude plus approfondie. Les matériaux et analyses dont il est fait mention sont le résultat d’une recherche documentaire sur internet, combinée à une recherche d’articles scientifiques et de monographies sur les principales bases de données.

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Des logements attrapent la lumière pour tendre vers l’énergie positive

par MILENA CHESSA et ERIC LEYSENS, lemoniteur.fr, 26 février 2013

Façade est sur rue. Photo: Luc Boegly Source: www.lemoniteur.fr

Façade est sur rue.
Photo: Luc Boegly
Source: www.lemoniteur.fr

La Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) a inauguré le 25 février une opération de 17 logements sociaux dans le 11e arrondissement. Panneaux photovoltaïques, miroirs réflecteurs et puits de lumière, les solutions techniques mises en œuvre par l’agence d’architecture Baudouin Bergeron permettent d’estampiller le bâtiment Bepos.

Livré vendredi 22 février, habité samedi 23, inauguré lundi 25. Le bâtiment situé au 7, rue Guénot à Paris (11e) était très attendu. D’autant qu’il avait attiré l’attention dès sa conception en 2009, en s’annonçant comme le premier immeuble de logement social à énergie positive de la capitale (voir notre article). L’objectif affiché par le maître d’ouvrage, la RIVP, était de « démontrer la faisabilité technique et économique d’un [tel] bâtiment dans le tissu urbain parisien ». « Cette demande inhabituelle nous a poussé dans nos retranchements, explique l’architecte Hélène Bergeron, associée à Laurence Baudouin. Nous avons travaillé avec le bureau d’étude thermique Pouget Consultants dès les esquisses pour que l’immeuble consomme peu et évite les systèmes trop technologiques, trop compliqués, nécessitant trop d’entretien. Ici, pas de ventilation double-flux, les habitants sont libres d’ouvrir la fenêtre s’ils ont chaud et de la refermer s’ils ont froid. »

Produire sur le toit autant que l’énergie consommée dessous

Le maître d’ouvrage et le maître d’œuvre parlent de bâtiment à énergie positive car, dans les simulations, les 33 kWh d’énergie primaire/m².an produits par les 127 m² de panneaux photovoltaïques installés en toiture dépassent la consommation des cinq postes pris en compte par la réglementation thermique – chauffage, ECS, éclairage, ventilation et auxiliaires – qui s’élève à 32 kWhep/m².an. « Il était nécessaire de produire sur le toit autant que l’énergie consommée sous le toit », rappellent les architectes.

Mais ce bâtiment peut-il prétendre au label Bepos qui impose que les consommations électrodomestiques (téléviseurs, ordinateurs,…) figurent dans le bilan énergétique ? Pour cet immeuble situé en centre urbain dense et s’élevant sur six niveaux, l’exigence imposée par le nouveau label est que la consommation non renouvelable – électrodomestique inclus – ne dépasse pas de plus 70 kWhep/m².an la production électrique photovoltaïque (pour comprendre le détail du calcul, voir notre article). Le bilan énergétique du bâtiment coïncidant bien avec cet écart à l’énergie positive, il pourra être estampillé Bepos.

Les occupants devront normalement assumer des charges de chauffage (air et eau) trois fois inférieures à celles qu’ils auraient dû payer dans un bâtiment RT 2005. Pierre Aidenbaum, président de la Régie immobilière de la Ville de Paris, espère que cet immeuble de 17 logements sociaux aujourd’hui réalisé devienne une « référence » et un « exemple pour le secteur privé ».

FOCUS
Fiche technique

Maîtrise d’ouvrage : Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP).

Maîtrise d’œuvre : Baudouin Bergeron architectes, architectes. Pouget Consultants, BET thermique ; LGX Ingénierie, BET TCE et économie.

Entreprise générale : Francilia.

Entreprises sous-traitantes : Snipca (plomberie et chauffage), CTP (peinture), Vibig (cloisons doublages), Batei (étanchéité), Da Silva frères (isolation thermique extérieure), Vertikal (volets et stores), RMJ (installation de production photovoltaïque), Samson (serrurerie), Batex (bardages métalliques), Ducloux (murs à ossature bois et charpente), Coralec (électricité, hors photovoltaïque), Oleolift (appareils élévateurs).

Surfaces : 1453 m2 Shon, 1765 m2 Shob, 1033 m2 Shab.

Coût des travaux : 3,1 millions d’euros HT.

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In the book bag, more garden tools

by LISA W. FODERARO, The New York Times, November 23, 2012

Children at the 2,400-square-foot Fifth Street Farm, a garden atop three East Village schools Photo: Ángel Franco Source: The New York Times

Children at the 2,400-square-foot Fifth Street Farm, a garden atop three East Village schools
Photo: Ángel Franco for The New York Times
Source: The New York Times

In the East Village, children planted garlic bulbs and harvested Swiss chard before Thanksgiving. On the other side of town, in Greenwich Village, they learned about storm water runoff, solar energy and wind turbines. And in Queens, students and teachers cultivated flowers that attract butterflies and pollinators.

Across New York City, gardens and miniature farms — whether on rooftops or at ground level — are joining smart boards and digital darkrooms as must-have teaching tools. They are being used in subjects as varied as science, art, mathematics and social studies. In the past two years, the number of school-based gardens registered with the city jumped to 232, from 40, according to GreenThumb, a division of the parks department that provides schools with technical support.

But few of them come with the credential of the 2,400-square-foot garden at Avenue B and Fifth Street in the East Village, on top of a red-brick building that houses three public schools: the Earth School, Public School 64 and Tompkins Square Middle School. Michael Arad, the architect who designed the National September 11 Memorial in Lower Manhattan, was a driving force behind the garden, called the Fifth Street Farm.

The idea took shape four years ago among parents and teachers, when Mr. Arad’s son was still a student at the Earth School. The family has since moved from the neighborhood to Queens, but Mr. Arad, president of a nonprofit corporation that oversaw the garden, stayed on. The farm, with dozens of plants ranging from leeks to lemon balm, opened Oct. 19. Already, students have learned about bulbs and tubers, soil science and nutrition, while the cafeteria has cooked up fresh kale and spinach for lunch.

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The great air race

by ROBIN FINN, The New York Times, February 22, 2013

Air rights were pertinent to the development of Isis Condominium on East 77th Street Photo: Benjamin Norman Source: New York Times

Air rights were pertinent to the development of Isis Condominium on East 77th Street
Photo: Benjamin Norman for The New York Times
Source: The New York Times

Because a room with a view has always been preferable to one without, the price of air in New York City is becoming more expensive. Yes, the air is for sale, but not on sale.

And not the dodgy urban air the city’s eight million inhabitants breathe as they scurry around the boulevards, but the rarefied and fast-disappearing air overhead where condominium towers do not fear to tread, and rooms with sunlit windows can make the lucrative difference between a legal three-bedroom residence and a mere two-bedroom with a den/office.

With Manhattan’s skyscraper-proof bedrock in finite supply and the city’s fixation on housing and envelope-pushing office buildings on the upswing — and also the impetus behind the proposed rezoning of 70 blocks around Grand Central Terminal called Midtown East — the sky is not only the limit, it’s the solution. Ubiquitous developers-about-town like Gary Barnett, Harry B. Macklowe and the Zeckendorf brothers are all not-so-secret members of the air appreciation society.

“When I tell people outside of New York that I’m buying air from other building owners, they look at me as if I’ve lost my mind,” said Kenneth S. Horn, the president of Alchemy Properties. His 18-story Isis Condominium at 303 East 77th Street acquired air rights from two adjacent tenements; it cantilevers eight feet above the roofs of both of them beginning at the sixth floor. The payoff for this complex and expensive undertaking is 360-degree views, more spacious apartments, abundant light and higher resale value. […]

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Ville-Marie: ménage dans les règles d’urbanisme

par MAXIME BERGERON, La Presse, 5 février 2013

L’arrondissement de Ville-Marie gèle en partie l’attribution des permis de construction jusqu’à la fin du mois de mars, le temps de finir le ménage dans ses règles d’urbanisme kafkaïennes.

Le conseil de cet arrondissement, qui englobe le centre-ville et le Vieux-Montréal, a adopté hier en première lecture un projet omnibus modifiant plus de 600 articles du règlement d’urbanisme. Les changements touchent une foule de sujets, du zonage à la hauteur des immeubles, en passant par l’agriculture urbaine.

Toutes les nouvelles toitures devront être écologiques. Il pourra notamment s’agir de toits «blancs» ou végétaux.

«Le règlement actuel existe depuis 20 ans et il avait clairement besoin d’être modernisé», a résumé à La Presse Affaires Bruno Collin, chef d’équipe à la division d’urbanisme, après la tenue du conseil.

Selon les règles actuelles, il existe quatre familles d’utilisation du territoire: résidentielle, commerciale, industrielle et institutionnelle. Celles-ci sont divisées en 53 catégories, qui sont ensuite subdivisées en 118 types de zones. C’est autant que dans les cinq arrondissements de New York réunis, et ce, pour le seul arrondissement de Ville-Marie!

«En plus d’être très rigide, cette approche complexifie énormément le règlement et le rend pratiquement incompréhensible pour les usagers, souligne un sommaire décisionnel publié hier. Par exemple, le propriétaire d’un bâtiment situé au coin des rues Wellington et Prince doit se référer à six listes différentes uniquement pour identifier les usages permis sur sa propriété.»

La cartographie actuelle de Ville-Marie est si compliquée qu’on ne peut la lire à une échelle inférieure à 1: 5000. Il faut consulter la carte sur deux feuillets de 30 po sur 25 po au minimum, et les erreurs d’interprétation sont fréquentes.

Bruno Collin et son équipe ont travaillé pendant huit mois à simplifier cette structure d’organisation du territoire. Ils sont partis du principe de la mixité des usages, ce qui leur a permis de réduire de 118 à 27 les types de zones. La nouvelle carte de l’arrondissement est lisible sur une feuille de 11 po sur 17 po, se réjouit-on.

Le projet de règlement d’urbanisme sera soumis à une série de consultations et de présentations au cours des prochaines semaines. D’ici à son adoption finale, prévue le 25 mars, un gel partiel de l’attribution des permis de construction et d’occupation a été décrété.

L’arrondissement estime que de 10% à 20% des demandes de permis seront touchées par le gel.

En plus de simplifier la structure d’attribution des permis, le nouveau règlement d’urbanisme de l’arrondissement de Ville-Marie propose une trentaine de nouvelles dispositions. En voici cinq:

  • Les nouvelles constructions devront inclure davantage de stationnements pour vélos, et ceux-ci devront être facilement accessibles.
  • Toutes les nouvelles toitures devront être écologiques. Il pourra notamment s’agir de toits «blancs» ou végétaux.
  • L’implantation de jardins communautaires, de parcs et d’écoles sera permise partout sur le territoire de l’arrondissement.
  • L’insonorisation des nouvelles constructions résidentielles devra être accrue dans les zones bruyantes.
  • Des stationnements pour les petites voitures seront créés.

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In organic-hungry Hong Kong, corn as high as an elevator’s climb

by MARY HUI, The New York Times, October 3, 2012

Plots like the rooftop City Farm are sprouting across Hong Kong amid fears of tainted imports Photo: Philippe Lopez (Agence France-Presse) Source: The New York Times

Plots like the rooftop City Farm are sprouting across Hong Kong amid fears of tainted imports
Photo: Philippe Lopez (Agence France-Presse)
Source: The New York Times

HONG KONG — Kimbo Chan knows all about the food scandals in China: the formaldehyde that is sometimes sprayed on Chinese cabbages, the melamine in the milk and the imitation soy sauce made from hair clippings. That is why he is growing vegetables on a rooftop high above the crowded streets of Hong Kong.

“Some mainland Chinese farms even buy industrial chemicals to use on their crops,” Mr. Chan said. “Chemicals not meant for agricultural uses at all.”

As millions of Hong Kong consumers grow increasingly worried about the purity and safety of the fruits, vegetables, meats and processed foods coming in from mainland China, more of them are striking out on their own by tending tiny plots on rooftops, on balconies and in far-flung, untouched corners of highly urbanized Hong Kong.

“Consumers are asking, will the food poison them?” said Jonathan Wong, a professor of biology and the director of the Hong Kong Organic Resource Center. “They worry about the quality of the food. There is a lack of confidence in the food supply in China.”

Organic food stores are opening across the city, and there is growing demand in the markets for organic produce despite its higher prices. There are about 100 certified organic farms in Hong Kong. Seven years ago, there were none.

There is no official count of rooftop farms in Hong Kong, but they are clearly part of an international trend. New York has many commercialized rooftop farms established by companies like Gotham Greens, Bright Farms and Brooklyn Grange. In Berlin, an industrial-size rooftop vegetable and fish farm is in the pipeline. In Tokyo, a farm called Pasona O2 takes urban farming a step further: Vegetables are grown not only on roofs, but also in what was an underground bank vault. […]

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